En réalisant cette vidéo autour du street art, je me suis retrouvée face à cette immense cour de récréation pour artistes : l’œuvre éphémère La vieille école, portée par le collectif Projet 00. Quand on sait que le lieu était voué à disparaître, j’ai ressenti comme un devoir de mémoire : mettre en lumière à la fois les artistes, leur talent, et l’association qui orchestre l’ensemble, pour que la vidéo se regarde comme on feuillette de vieilles photos d’enfance.
J’ai abordé ce projet comme on raconte l’histoire d’un lieu. Un lieu habité, chargé de souvenirs, où chaque œuvre semble faire écho aux derniers brouhahas d’enfants dans les couloirs d’une école. La vidéo devient alors une mémoire vivante, un espace où tout peut reprendre vie.
Une narration sensorielle et libre
Chaque son, chaque voix porte une histoire : celle du lieu, mais aussi celle des artistes qui se l’approprient. J’ai choisi de construire un chemin entre les œuvres, sans forcément suivre le parcours de visite classique. Une manière de laisser place à une découverte plus instinctive, plus sensible.
Les transitions, les ambiances sonores et les regards portés sur les créations viennent tisser un fil narratif singulier, où l’on navigue librement entre les univers.
Une bande-son sur mesure
Je voulais une musique qui n’existait pas encore, créée de toute pièce pour accompagner la vidéo. Elle devait épouser les images et devenir une véritable composante de l’œuvre globale. J’ai fait appel à des amis pour avoir des contacts et j’ai rencontré le groupe Forget Joy qui a relevé le défi avec enthousiasme. La musique a été conçue spécialement pour la vidéo, un geste artistique unique qui complète parfaitement le récit visuel. Merci beaucoup pour cette création sur mesure !
De mon côté, j’ai passé des heures et des heures à écouter des témoignages et d’anciens reportages INA sur la vie à l’école d’antan. J’ai pioché des fragments par-ci, par-là, pour créer la vision de l’histoire que je souhaitais raconter. Je me suis arrêté lorsque j’ai trouvé cet équilibre subtil entre l’image actuelle et les récits d’archive : l’écho d’un récit transgénérationnel.
Une trace intemporelle d’un projet éphémère
On ne va pas se le cacher : c’est un projet que j’ai adoré, parce qu’il résonne profondément avec ce qui m’anime. Capturer l’instant, donner du mouvement et une seconde vie à une exposition vouée à disparaître.
L’exposition étant éphémère, la vidéo, elle, ne prendra pas une ride 🥸
C’est toute la magie de l’Art.
Collaborations et remerciements
Un immense merci à tous les artistes ayant participé à cette aventure :
Funky Fresh, Glamdring, Camille Auffray, Superbourdi, Guy Denning, Isea You (Élise Ollivier), Pakone, TKX Photography, Cannibal Letters, Royalti Arts, Mites, Worm (Eddy Barclem), Sam Pmoker, Ador 2049, Pot de colle et double scotch, Stare NME, Gildas Java, Wen2chiffre, Papy TSF, Jone BZH, Keryoan, Chat Noiro, ainsi que les classes de CM des trois écoles de Gouesnou.
Merci également aux partenaires : la Ville de Brest, la Ville de Gouesnou, Brest Métropole, Nuances Unikalo Brest et E.Leclerc Landerneau.
Et enfin, un grand merci aux bénévoles du collectif Projet 00, dont l’engagement rend ce type de projet possible (Vincent, Armelle et Christian) ❤️


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